Grossesse et pesticides
Cécile Chevrier et Sylvaine Cordier, chercheuses de l’Inserm à Rennes ont suivi, pendant quatre ans 3 400 femmes résidant en Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor et Finistère pour établir le lien entre présence de pesticides dans l’air (à proximité des zones agricoles, par exemple) et anomalies chez le fœtus et le nouveau-né.
Selon les chercheuses, même à des niveaux faibles, la présence de substances tels que la triazine (herbicide) « augmente les risques d’anomalie de croissance dans l’utérus, avec un faible poids de naissance, qui peut être un handicap pour le développement du bébé, et un périmètre crânien plus petit, ce qui n’est pas bon pour le système nerveux central ».
Les pesticides servent essentiellement dans l’agriculture, mais sont aussi présents dans des produits pour l’entretien des routes, voies ferrées, dans des sites industriels et dans des usages domestiques. Une fois dans l’environnement, leurs molécules se déplacent et se dégradent en quelques heures, quelques semaines ou plusieurs mois. On en retrouve des traces dans les sols, l’air, l’eau…

